Bande-dessinée et science-fiction

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Buck Banzai
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Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 09 avr. 2018 20:37

Ce sujet est dédié aux bandes-dessinées de science-fiction. Faites découvrir les bandes-dessinées que vous aimez.

Je vais ouvrir le bal avec Valerian et ses voyages spatio-temporels qui gardent toute leur fraicheur grâce l'inventivité dont ont fait preuve les deux auteurs Jean-Claude Mézières et Pierre Christin.

VALERIAN #1 : LA CITE DES EAUX MOUVANTES (1970)

Au 23e siècle, les agents spatio-temporels Valerian et Laureline sont missionnés pour appréhender un prisonnier politique en cavale. Ce dernier s'est réfugié dans le passé, en 1986 à New York, peu après la grand cataclysme nucléaire qui a touché la planète toute entière. Une bonne entrée en matière bien prenante dont l'ambiance rappelle NEW YORK 1997 et CAPITAINE SKY ET LE MONDE DE DEMAIN.

VALERIAN #2 : L'EMPIRE DES MILLE PLANETES (1971)

Une sonde automatique terrienne a détecté l'existence d'une civilisation inconnue : Syrte, capitale de l'empire des mille planètes. Valerian et Laureline y découvrent une population sous l'emprise de son clergé, appelé les Connaisseurs. Ces derniers n'apprécient guère l'arrivée des deux Terriens. Malgré son titre, ce deuxième album n'entretient aucun rapport avec le film de Luc Besson (qui adapte en fait le tome 6, "L'ambassadeur des ombres"). Avec sa foultitude de créatures en tous genres, le look "heroic fantasy" de certains personnages et une jolie bataille spatiale vers la fin, ce tome fait immanquablement penser à l'univers de STAR WARS. La narration est plus audacieuse que dans le premier tome et le propos sur le pouvoir politique de la superstition est bien exploité avec un faux happy end désabusé comme il faut.

VALERIAN #3 : LE PAYS SANS ETOILE (1972)

Envoyés en mission diplomatique dans un système nouvellement colonisé, Valerian et Laureline découvrent que celui-ci est dans la trajectoire d'une planète folle. Les deux agents spatio-temporels se rendent sur cette dernière pour découvrir qu'elle est en proie à un conflit armé permanent entre deux peuples : un dirigé par des hommes et l'autre dirigé par des femmes. Une histoire originale, généreuse en action et pleine d'humour, qui emprunte cette fois les codes visuels du peplum et du film de pirates. Un aspect politique que j'ai apprécié : la présence d'un troisième peuple dont toute l'économie est basée sur la vente d'armes et qui alimente les deux camps sans état d'âmes, leur pseudo "neutralité" leur donnant visiblement bonne conscience...

VALERIAN #4 : BIENVENUE SUR ALFLOLOL (1972)

A l'issue d'une mission d'inspection sur la planète Technorog récemment colonisée par la Terre pour ses ressources naturelles, Valerian et Laureline croisent la route des Alflololiens. Ces derniers sont les anciens habitants de Technorog, alors appelée Alflolol, qu'ils avaient quittée 4000 ans auparavant. Ignorant qu'elle a depuis été colonisée, ceux-ci décident de se réinstaller et la cohabitation avec les Terriens s'avèrent particulièrement difficile. Les couleurs chaudes de la couverture annoncent l'ambiance : elle sera plus légère, encore que le destin de ce peuple nomade et un poil naïf, fait finalement assez pitié, le choc des civilisations étant bien trop important. Pas mon album préféré mais ça se lit sans déplaisir.

VALERIAN #5 : LES OISEAUX DU MAITRE (1973)

Après s'être échoués sur une planète inconnue, Valerian et Laureline découvrent une population tenue en esclavage sous le joug d'un tyran appelé "Le Maître" aidé de ses "Oiseaux-folie". Après les couleurs chaudes du tome précédent, place aux ténèbres pour ce superbe album dont l'ambiance sombre empreinte de folie rappelle par moment les films de zombies. Techniquement, on peut aussi apprécier une progression graphique avec un univers poisseux et mortifère fascinant. Un must.

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Buck Banzai
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 11 avr. 2018 20:29

On enchaine avec les 5 albums suivants :

VALERIAN #6 : L'AMBASSADEUR DES OMBRES (1975)

Sur Point Central, lieu de rencontre et de commerce de nombreuses civilisations de tout les univers, c'est au tour de la Terre de diriger le Conseil Galactique. Chargés d'escorter l'ambassadeur terrien jusqu'à son arrivée sur les lieux, Valerian et Laureline ne réussissent pas à empêcher son enlèvement. C'est cet album qui a été adapté par Luc Besson pour son film VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANETES. Une adaptation très fidèle dont pratiquement toutes les idées les plus délirantes sont directement issues de la BD : le fonctionnement de la cité avec ses différentes civilisations, le transmuteur grognon de Bluxte, les Shingouz, la métamorphose de Laureline en Bagoulin, son petit tour en sous-marin, la méduse sur sa tête, etc... Ce n'est pas forcément l'album le plus original ni le plus audacieux de la série mais c'était effectivement un album idéal pour une adaptation sous forme de blockbuster grand public.

VALERIAN #7 : SUR LES TERRES TRUQUEES (1977)

Valerian et ses clones traverse les époques pour retrouver la trace d'une entité inconnue menaçant de modifier le passé de la Terre. Difficile de résumer le postulat de cet excellent album en quelques mots. Le concept de cette course-poursuite dans le temps est génial. C'est un bon prétexte pour injecter Valerian (ou plutôt ses clones) dans des univers aussi inattendus que la conquête des Indes, l'Angleterre Victorienne, l'Ouest américain ou la première guerre mondiale. Le rythme est haletant et l'action palpitante. Une vraie réussite.

VALERIAN #8 : LES HEROS DE L'EQUINOXE (1978)

En tant que "représentant de la Terre", Valerian est envoyé sur une planète mourante afin de la régénérer. Pour ce faire, il devra passer 3 épreuves en compétitions en compétition avec 3 autres champions venus de mondes différents. Les auteurs proposent encore un bel exercice de style en narrant en parallèle les parcours des 4 concurrents dans un univers d'heroic fantasy. Le résultat est réussi avec un découpage dynamique de l'action, découpage inspiré des comic books américains. L'humour omniprésent fait mouche également. Un très bon album.

VALERIAN #9 : METRO CHATELET DIRECTION CASSIOPEE (1980)

Des créatures monstrueuses apparaissent dans la France des années 80. Valerian enquête sur place tandis que Laureline va de planète en planète à la recherches d'indices. Quelles est l'origine de ces apparitions ? Pourquoi les membres des mêmes multinationales sont-ils présents sur les mieux à chaque apparition ? Après avoir fait voyager nos héros dans les confins de la galaxie, les auteurs renouvellent la série en plaçant l'intrigue sur Terre sous la forme d'une enquête. Sobriété et relatif réalisme sont au programme par rapport aux albums précédents plus fous. A noter que cette histoire s'étale sur deux albums. Suite et fin dans le suivant...

VALERIAN #10 : BROOKLYN STATION TERMINUS COSMOS (1981)

La traque des monstres par Valerian, entamée dans l'album précédent, se poursuit à Paris puis à New York tandis que Laureline, au coeur du cosmos, découvre qui est à l'origine des apparitions monstrueuses. Suite et fin du diptyque avec toujours une narration très cinématographique dans le cadre terrien des années 80. L'album est bon, dans la droite lignée du précédent, même si j'ai trouvé la conclusion décevante par sa légèreté.

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Buck Banzai
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 19 avr. 2018 20:24

Place aux albums 11 à 15 :

VALERIAN #11 : LES SPECTRES D'INVERLOCH (1984)

Valerian, Laureline, leur ami Monsieur Albert, les Shingouz... Tous empruntent des chemins différents pour une destination commune : Inverloch en Ecosse dans les années 80. Depuis quelques temps, les accidents nucléaires se répètent étrangement un peu partout et nos héros en déterminent la source : la mystérieuse planète Hypsis. Première partie du "diptyque de la fin du monde" avec, comme menace, la grande catastrophe atomique évoquée dans le tout premier album ("La cité des eaux mouvantes"). Un album qui plante le décor et les motivations des personnages, et qui ne peut s'apprécier indépendamment du prochain.

VALERIAN #12 : LES FOUDRES D'HYPSIS (1985)

Seconde partie du "diptyque de la fin du monde". Valerian, Laureline et toute la bande embarquent pour le cercle polaire où se joue complot d'Hypsis. Cette enquête les amènera dans l'espace où il faudra faire un choix crucial : sauver la terre du présent ou du futur ? Une intrigue sympa et originale avec une bonne dose de suspense mais, comme pour le diptyque précédent (les tomes 9 et 10), j'ai été déçu par la révélation finale assez légère.

VALERIAN #13 : SUR LES FRONTIERES (1988)

Un ancien agent spatio-temporel ayant échappé à l'effacement de la Terre du futur tente de provoquer une hécatombe nucléaire pour la faire réapparaitre. Bloqués sur Terre, Valerian et Laureline interviennent. Un de mes albums préférés, très cinématographique (l'ouverture est à ce titre géniale) et s'appropriant les codes du film d'espionnage façon James Bond. Nos héros voyagent du cercle arctique à Hong Kong en passant par le désert lybien (on a même droit à une scène de casino). Excellent.

VALERIAN #14 : LES ARMES VIVANTES (1990)

Privés de tout contact avec le futur, Valerian et Laureline parcourent l'espace. Arrivés sur la planète Blopik, Valerian joue les trafiquants d'armes et croise la route d'un cirque itinérant aux pouvoirs particuliers. La petite troupe se trouve rapidement aux mains d'un chef de guerre décidé à utiliser les "artistes" comme armes vivantes dans une guerre qu'il souhaite être "la der des ders". Une aventure légère, laissant une place importante à l'humour. Amusante à lire, quoiqu'un peu anecdotique en comparaison des albums précédents plus "tragiques".

VALERIAN #15 : LES CERCLES DU POUVOIR (1994)

Sur la planète Rubanis, afin de payer les réparations de leur astronef, Valerien et Laureline acceptent une mission du chef de la police : découvrir qui détient le dernier cercle du pouvoir absolu. Un épisode riche en action, dynamique dont le décor urbain futuriste et les taxis volants rappellent LE CINQUIEME ELEMENT (avec un zeste de METROPOLIS dans l'organisation de la cité). Normal, avant de s'attaquer à l'album, le dessinateur Jean-Claude Mézières a participé à la préproduction du film de Luc Besson à la demande du réalisateur. Une aventure sympa avec une révélation finale bien amenée.

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chris
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par chris » 05 mai 2018 12:53

Je dispose dans ma bibliothèque d'une bonne douzaine d'album de Valérian, je laisse Buck vous parlez de tous les albums de la saga et reviendrais moi même vous parlez de L'INCAL l'une de mes série de SF préférée moi même je dispose de plus de 400 Bande dessinée de SF et Fantastiques dont je pourrais vous parler comme les ABC WARRIORS, la trilogie NIKOPOL, SHA, REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE, LES AVENTURES D'ALEPH TAU, LE MONDE D'ARKADI, RANX XEROX, LA CASTE DES META-BARONS, LONE SLOANE, etc...

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Buck Banzai
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 25 mai 2018 16:32

En fait, ma collection de VALERIAN s'arrête aux 15 premiers albums. :mrgreen: Je suis plutôt de l'école franco-belge et il y a une autre série que j'aime, gentillette au premier abord mais super bien foutue techniquement, c'est YOKO TSUNO. Je ne suis pas expert en BD et ce sujet sert justement à partager ses coups de coeur.

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chris
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par chris » 30 mai 2018 13:17

L’Incal est une BD Française des années 80, Space-Opéra ultra culte scénarisé par Alejandro Jodorowsky et dessinée par Möebius (Jean Giraud), elle se compose de 6 albums et nous conte les aventures de John Difool, détective privée vivant dans une cité-puit d’un avenir éloignée et engagé dans des aventures métaphysiques extraordinaires. Notons que cette série sera suivie par des dérivés comme Megalex, les Technopères et la Caste des Métabarons.

# 1 L’Incal Noir 1981
# 2 L’Incal lumière 1982
# 3 Ce qui est en Bas 1983
# 4 Ce qui est en Haut 1985
# 5 La cinquième essence part 1 1988
# 6 La cinquième essence part 2 1988

J’adore cette série portée par sa richesse scénaristique et ésotérique ainsi que les dessins épurés et merveilleux de Jean Giraud qui à dessiné l’affiche des Utopiales 2005, Jodorowsky aux Utopiales 2011 nous confiait lors d’une de ces conférences sur son spectacle du « Cabaret Mystique » que cette série (L’Incal) était l’une des plus « exaltantes collaborations » avec Möebius depuis l’aventure DUNE.

A noter que Mézières était l'illustrateur de l' affiche des Utopiales 2002 et qu'une prochaine fois je vous parlerais de La trilogie Nikopol et d'une anecdote sur cette série d'Enki Bilal

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Buck Banzai
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 28 juil. 2018 08:03

Comme évoqué plus haut, je vous propose un petit récapitulatif des premiers albums de Yoko Tsuno, série de l'auteur belge Roger Leloup. Narrativement, c'est très académique dans la tradition de la BD franco-belge mais, esthétiquement, le trait est superbe, fin et détaillé. Les albums peuvent se diviser en deux catégories :
* les aventures "vinéennes" axées très SF/space opera narrant les exploits de Yoko avec les Vinéens, peuple extra-terrestre installé sous Terre depuis que leur planète est devenue inhabitable ;
* les aventures "one shot" où Yoko se voit embarquée dans différentes affaires mystérieuses aux accents SF.

YOKO TSUNO #1 : LE TRIO DE L'ETRANGE (1972)

Lors du tournage d'un documentaire sur la spéléologie, Yoko, Vic et Pol découvrent sous terre l'existence d'une civilisation extra-terrestre dont la planète est devenue inhabitable : les Vinéens. Tous ne voient pas la présence des humains d'un bon oeil et nos 3 héros sont menacés par le Coordinateur, un ordinateur géant contenant toute la mémoire du peuple vinéen. Premier album de la série et première rencontre entre Yoko Tsuno et ses deux acolytes Pol Pitron et Vic Vidéo. C'est l'occasion de présenter les Vinéens dont les mésaventures feront l'objet de plusieurs albums de la série. Visuellement, le style n'est pas encore définitif avec des personnages un peu cartoon. Une sympathique entrée en matière.

YOKO TSUNO #2 : L'ORGUE DU DIABLE (1973)

En Allemagne pour un tournage, Yoko, Vic et Pol sont entrainés dans une enquête policière avec comme toile de fond "l'orgue du diable", un orgue du 16e siècle caché dans une crypte et ayant servi d'instrument de torture. Retour sur Terre pour cette aventure sympathique marquante pour son final à l'ambiance "gothique".

YOKO TSUNO #3 : LA FORGE DE VULCAIN (1973)

Près de la Martinique, une opération de forage sous-marine détériore une installation vinéenne entrainant un risque de catastrophe naturelle sans précédent. A la demande de ses amis vinéens, Yoko leur vient en aide pour éviter le cataclysme alors que le gouvernement vinéen souhaite laisser les évènements se poursuivre. Ambiance film catastrophe pour cette 2e aventure vinéenne. L'auteur trouve son style, le trait s'affine et dévient plus réaliste. Un album sympa.

YOKO TSUNO #4 : AVENTURES ELECTRONIQUES (1974)

Une compilation de 6 récits de 2 à 12 planches datant de 1970 à 1973. Yoko y contrecarre un braquage de banque, est l'héroïne d'un conte de Noël, enfile un exosquelette, déjoue un attentat, démasque un espion industriel et arrête un cambrioleur amateur de haute technologie. Cet album a le mérite de voir l'évolution graphique de la série en 4 ans mais les histoires en elles-mêmes, trop courtes, ont un intérêt assez limité.

YOKO TSUNO #5 : MESSAGE POUR L'ETERNITE (1975)

Après avoir reçu et décodé un message de détresse provenant d"un avion anglais crashé en 1933, Yoko se voit confié par les services secrets britanniques la mission de vérifier la présence de l'appareil dans un cratère situé à la frontière de la Russie, de la Chine et de l'Afghanistan. Ambiance à la Buck Danny pour cet album qui fait la part belle aux avions et au pilotage. Le trait s'affine encore et le suspense est plutôt bon.

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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 06 août 2018 17:17

On enchaine avec les albums n°6 à 10 :

YOKO TSUNO #6 : LES 3 SOLEILS DE VINEA (1976)

Les Vinéens invitent Yoko à retourner sur Vinéa pour découvrir ce que leur planète d'origine est devenue. A leur grande surprise, malgré son changement de cycle, est toujours habitée par une poignée de Vinéens. Ceux-ci suivent les préceptes d'une mystérieuse entité : le Guide Suprême. Avec ce 6e album, la série franchit un palier en terme de qualité graphique et d'écriture. L'ambiance space opera et les l'environnement high tech sont vraiment réussis. Un des meilleurs album de la série.

YOKO TSUNO #7 : LA FRONTIERE DE LA VIE (1977)

Retour sur Terre. Yoko se rend en Allemagne au chevet d'une amie souffrante. Cette dernière a eu le sang prélevé à son insu dans son sommeil par un étrange personnage. Pendant son enquête, Yoko découvre l'existence d'un laboratoire secret dans les souterrains de la ville. Un superbe album au suspense efficace et aux dessins de toute beauté qui font visiter au lecteur la ville historique de Rothenburg. La tournure SF que prend l'enquête est originale.

YOKO TSUNO #8 : LES TITANS (1978)

Retour sur la planète Vinéa où des traces de vie inconnue ont été détectées. Yoko et ses amis feront ainsi la connaissance de créatures insectoïdes géantes appelés les Titans. Encore un excellent album prenant cette fois place dans les tréfonds marécageux de Vinéa. L'histoire est originale et l'univers graphique est encore une fois soigné. Un des classiques de la série.

YOKO TSUNO #9 : LA FILLE DU VENT (1979)

Direction le Japon où le père de Yoko travaille sur un projet permettant de supprimer les typhons. Or, un autre chercheur souhaite développer cette même technologie... à des fins militaires évidemment ! Les deux scientifiques sont sur le point de s'affronter à coups de typhons. On demande à Yoko de rejoindre son père pour tenter d'apaiser les tensions. Les albums réussis s'enchainent avec cette nouvelle aventure riche en action et en trouvailles. Du tout bon !

YOKO TSUNO #10 : LA LUMIERE D'IXO (1980)

Yoko et ses acolytes rejoignent les Vinéens sans l'espace pour élucider un mystère : l'origine de "la lumière d'Ixo". Ixo est un satellite ayant servi de poubelle nucléaire, et donc censée être inhabitée. Mais un point lumineux apparait au même endroit tous les 5 ans, quel en est l'origine ? Franchement, je serais incapable de vous l'expliquer tant je trouve l'histoire confuse, pour ne pas dire incompréhensible. Les 4 albums précédents sont de vraies réussites mais j'ai le plus grand mal à terminer celui-là. Les dessins sont toujours aussi réussis par contre.

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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par chris » 15 oct. 2018 14:56

Mon second coup de cœur est la Trilogie Nikopol dessinée et scénarisée par Enki Bilal qui d’ailleurs en a tiré un film (le pitch est assez différent de la BD) qui vaut ce qu’il vaut IMMORTAL AD VITAM.

# 1 La Foire Aux Immortels 1980
# 2 La Femme piège 1986
# 3 Froid Equateur 1992

Mêlant à la fois SF et dieux Egyptiens tout puissant dans leur pyramide au dessus de Paris (longtemps avant Stargate), sport futur, vision et chronique anticipatoires d’un monde déliquescent ces 3 histoires dessinées et scénarisées sur 12 années est assez grandiose. J’avais d’ailleurs assisté aux Utopiales 2006 à une exhibition de Chess boxing, sport inventé par Bilal pour l’album FROID EQUATEUR et qui est une opposition entre 2 joueurs sur et en dehors d’un ring. Ce jeu consiste à alterner une phase de jeu d’échecs et un round de boxe ce qui permet d’épuiser mentalement l’adversaire en lui mettant des coups, ce sport est devenu par la suite une véritable compétition codifiée qui existe réellement à grande échelle. You tube
https://www.youtube.com/watch?v=rtH8b_Txlag

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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par chris » 15 oct. 2018 15:07

Sur le chessboxing j'ai même retrouvé un petit reportage photos d'époque (Utopiales 2006). :D
https://www.youtube.com/watch?v=61H42gtuH1M

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Buck Banzai
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 09 févr. 2019 09:51

J'ai redécouvert avec plaisir les premiers BLAKE ET MORTIMER. Si la série a débuté dans les registres de l'espionnage avec "Le secret de l'Espadon"(en 3 volumes) et de l'aventure avec "Le mystère de la grande pyramide" (en 2 volumes), elle a ensuite pris une tournure SF dans les albums suivants.

BLAKE ET MORTIMER #6 : LA MARQUE JAUNE (1956)

Un mystérieux criminel, connu sous le nom de la "Marque Jaune", commet des actions toujours plus spectaculaires en narguant Scotland Yard. Ses méfaits prennent une nouvelle tournure quand il passe aux enlèvements de personnages bien ciblés... La touche SF est discrète mais bien présente lors de la révélation finale de cette incroyable enquête pleine d'action et de rebondissements. Sur les 9 albums que je connais, c'est vraiment le meilleur avec une narration parfaite et un sens du suspense à toute épreuve. Les textes descriptifs ont un coté oldies mais le dessin est super.

BLAKE ET MORTIMER #7 : L'ENIGME DE L'ATLANTIDE (1957)

Lors d'une expédition spéléologique, nos deux héros découvrent l'existence de l'Atlantide et de sa civilisation futuriste en proie à une guerre intestine. Difficile de passer derrière "La Marque Jaune". "L'énigme de l'Atlantide" n'est pas aussi magistral mais il reste très divertissant, riche en action et avec une imagerie qui ne dépareille pas avec ce que proposait le cinéma SF de la même période.

BLAKE ET MORTIMER #8 : S.O.S. METEORES (1959)

Espionnage et manipulation des évènements climatiques au programme de ce super album (mon préféré après "La Marque Jaune"). Une enquête narrée d'une main de maître, pleine de suspense, et qui se déroule en France sous la neige et sous la pluie, ce qui apporte une véritable ambiance. Le rythme est alerte et le dessin toujours aussi précis.

BLAKE ET MORTIMER #9 : LE PIEGE DIABOLIQUE (1962)

Des 9 premiers albums, c'est de loin le plus délirant avec étonnamment un Blake tout seul (Mortimer n'apparait qu'au début et à la fin). Suite à un piège, Blake voyage dans le temps et cherche un moyen de revenir à son époque. Il atterrit dans la Préhistoire (avec un drôle de dinosaure d'ailleurs), puis au Moyen-Age avant de débarquer en l'an 5060 dans une société post-apocalyptique revenue à l'état de barbarie. Le trait réaliste se "cartoonise" légèrement pour cette aventure rythmée sans grande prétention.

Ramius_Typhoon
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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Ramius_Typhoon » 15 avr. 2019 17:35

C'est vrai que c'est intéressant comment Blake et Mortimer se promène entre les styles comme ça! Par contre, même si j'ai bien aimé un peu toute la série, mes tomes préférés restent ceux plus orientés espionnage/politique, avec la trilogie de l'Espadon et celui dont le titre ne me revient pas et dont le sujet principal est une lutte contre un officier soviétique nostalgique de Staline utilisant des armes bactériologiques!

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Re: Bande-dessinée et science-fiction

Message par Buck Banzai » 07 juil. 2019 14:48

Je ne suis pas un fan assidu de comics mais j'ai adoré celui-ci :

Image

WONDER WOMAN : L'ESPRIT DE VERITE (2001)

Déjà, d'un point de vue technique, cette BD est sublime. Je reproche souvent aux comics que le contenu n'est pas dessiné de la même manière que la couverture mais ici toute la BD est à l'image de la couverture avec ces peintures hyperréalistes. La mise en image est superbe, tout comme le découpage, il s'en dégage une ambiance épique et très cinématographique. Pas de bulles, toute la narration est un monologue de l'héroïne. A l'image du dessin, l'histoire est ancrée dans le réel avec les problèmes politiques qui secouent le monde (notamment au Moyen Orient). Cette histoire est surtout une réflexion sur l'image du super héros et sur son interventionnisme (propos d'autant plus intéressant quand on le remet dans son contexte, la BD est sortie en novembre 2001 mais sa réalisation a évidemment commencé avant les attentats de New York). Du coup, ça m'a donné furieusement envie de découvrir deux autres titres du duo Paul Dini / Alex Ross : SUPERMAN : PEACE ON EARTH et BATMAN : GUERRE AU CRIME.

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